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Le Border est la seule race de chiens de berger qui dispose de ses propres concours de travail : la réputation de ces épreuves, qui se disputent Outre Manche depuis plusieurs décennies, n'est plus à faire.

Au départ I.S.D.S organisait des concours surtout pour développer l'utilisation du chien de berger à la ferme en montrant tout ce qu'il était capable de faire.

De la promotion de l'activité, on est rapidement passé à la promotion d'une race. Et le concours a pris un rôle de plus en plus important dans la sélection des reproducteurs. C'est en effet le seul moyen de comparer les aptitudes et les performances d'un grand nombre de chiens ou de leur descendance, confrontés au même type d'exercices.

Le concours compte parfois des détracteurs : ils reprochent la sophistication de certaines épreuves et la mécanisation de certains chiens, entraînant à leurs yeux une différence entre bon chien de concours et bon chien de berger : l'un et l'autre n'étant pas forcément synonymes.

Il convient d'atténuer et de relativiser ce type d'affirmations. La plupart du temps, cet argument est mis en avant par des gens qui pensent se dispenser d'éduquer un chien pour la ferme avec toute la rigueur nécessaire. Ce en quoi ils ont tort : le bon utilisateur professionnel doit avoir, pendant, la période de dressage de son chien, le même souci de méthode, de rigueur et de précision que le compétiteur.

Le concours est donc très important ; il a d'ailleurs fait ses preuves : sans lui, le Border ne serait pas devenu ce qu'il est aujourd'hui.

En outre, l'épreuve - même de niveau modeste - permet au propriétaire de vérifier dans un autre environnement que son chien a non seulement appris, mais assimilé ce qu'il lui a enseigné à la maison. Les "je ne comprends pas, il le fait très bien chez nous" constituent la plus mauvaise des excuses. Ils indiquent que le chien soit n'a pas compris l'exercice, soit qu'un manque d'obéissance ou une maturité insuffisante l'empêchent de l'effectuer. En tout état de cause, il y a toujours une explication à l'échec: de ce point de vue, le concours constitue le juge de paix.

A côté des aptitudes naturelles fondamentales pour un Border, le concours permet de détecter, de révéler et d'apprécier toute une série de caractères "annexes" auxquels on n'aurait peut-être pas l'occasion de prêter attention en restant à domicile : tolérance au transport en voiture, émotivité, sociabilité, hypernervosité etc. Là encore, le concours présente un intérêt irremplaçable pour la sélection.

L'ESPRIT DU PARCOURS

Les Britanniques ont non seulement exporté leur race, mais aussi leurs épreuves sur tous les continents. Conçu pour se rapprocher au maximum des conditions naturelles dans lesquelles le chien évolue et des difficultés auxquelles il est confronté quotidiennement, le parcours anglais a été adopté partout par les utilisateurs de Borders. A quelques différences minimes près, l'esprit et le contenu sont sensiblement les mêmes.
Tout ceci constitue la force de la race et fait que par rapport au propriétaire d'un chien de berger, l'acquéreur d'un Border bénéficie d'un plus. Il n'achète pas seulement un chien et une génétique - ce qui est déjà beaucoup - il épouse une race et peut ainsi bénéficier de tout un environnement adapté : programme de concours ad hoc, références et suivi.

L'une des difficultés de ce parcours tient au fait qu'une partie de son déroulement s'effectue à grande distance du maître ; l'autre grande difficulté tient au fait qu'il exige beaucoup de précision dans sa réalisation : un beau parcours est un parcours "tiré au cordeau", exécuté sans affolement des animaux.

Tout cela exige du chien un certain nombre de qualités puissance, maturité pour pouvoir s'imposer aux animaux, mais également respect du troupeau et bien sûr obéissance parfaite. Sans parler de la nécessité pour le maître de posséder un sens du mouvement et de son anticipation, ainsi que de la justesse et de l'opportunité du commandement.

Chaque difficulté du parcours ainsi que son jugement ont une fonction qui trouvent application dans la réalité.

Par exemple, si en concours on exige dans les différentes conduites que l'ensemble avance droit et sans à-coups, c'est d'abord parce dans la réalité le souci du berger est de ne pas fatiguer inutilement des animaux dans les différents déplacements, en évitant d'incessants changements de direction ou de rythme dans les allures, sources d'énervement et d'affolement.
En outre, un chien travaillant de cette manière s'économise, ne se fatigue pas et peut tenir toute une journée de travail




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Dernière mise à jour le 20/04/2006 à 14:41:40