
Le concours compte parfois des détracteurs : ils reprochent la sophistication de certaines épreuves et la mécanisation de certains chiens, entraînant à leurs yeux une différence entre bon chien de concours et bon chien de berger : l'un et l'autre n'étant pas forcément synonymes. Il convient d'atténuer et de relativiser ce type d'affirmations. La plupart du temps, cet argument est mis en avant par des gens qui pensent se dispenser d'éduquer un chien pour la ferme avec toute la rigueur nécessaire. Ce en quoi ils ont tort : le bon utilisateur professionnel doit avoir, pendant, la période de dressage de son chien, le même souci de méthode, de rigueur et de précision que le compétiteur.
En outre, l'épreuve - même de niveau modeste - permet au propriétaire de vérifier dans un autre environnement que son chien a non seulement appris, mais assimilé ce qu'il lui a enseigné à la maison. Les "je ne comprends pas, il le fait très bien chez nous" constituent la plus mauvaise des excuses. Ils indiquent que le chien soit n'a pas compris l'exercice, soit qu'un manque d'obéissance ou une maturité insuffisante l'empêchent de l'effectuer. En tout état de cause, il y a toujours une explication à l'échec: de ce point de vue, le concours constitue le juge de paix.
L'ESPRIT DU PARCOURS Les Britanniques ont non seulement exporté leur race, mais aussi leurs épreuves sur tous les continents. Conçu pour se rapprocher au maximum des conditions naturelles dans lesquelles le chien évolue et des difficultés auxquelles il est confronté quotidiennement, le parcours anglais a été adopté partout par les utilisateurs de Borders. A quelques différences minimes près, l'esprit et le contenu sont sensiblement les mêmes.
Tout cela exige du chien un certain nombre de qualités puissance, maturité pour pouvoir s'imposer aux animaux, mais également respect du troupeau et bien sûr obéissance parfaite. Sans parler de la nécessité pour le maître de posséder un sens du mouvement et de son anticipation, ainsi que de la justesse et de l'opportunité du commandement.
Par exemple, si en concours on exige dans
les différentes conduites que l'ensemble avance droit et sans à-coups,
c'est d'abord parce dans la réalité le souci du berger est
de ne pas fatiguer inutilement des animaux dans les différents
déplacements, en évitant d'incessants changements de direction
ou de rythme dans les allures, sources d'énervement et d'affolement. |
|
|