
Si vous êtes déjà fixé sur une origine bien précise ( un descendant de tel chien, un sujet de telle lignée) parce que vous la connaissez, le problème du choix de la portée ne se pose pas. Si en revanche vous n'avez pas de souhait particulier en la matière et que vous répondez, par exemple, à une petite annonce:
D'une manière générale, n'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit : dites-vous bien qu'un éleveur sérieux ne sera jamais ennuyé ni agacé par ce genre d'interrogations.
Une fois que le choix de la portée est effectué, reste à choisir le chiot. Le sevrage (autour de 7 à 8 semaines) constitue la période idéale pour accueillir votre nouveau compagnon.
D'emblée, évacuez un certain nombre d'inepties à base de pseudo- observations souvent véhiculées dans les campagnes du style : "il faut celui que la mère ramène au nid en premier". Il serait intéressant de se pencher sur l'origine de telles légendes qui, il y a bien longtemps, dans un contexte donné, avaient peut-être un fond de justification... Aujourd'hui, le statut et le rôle du chien ont évolué : les critères de choix également.
Ne vous fiez pas non plus aux batteries de tests que certains mettent en avant : cela est souvent l'origine de malentendus. En effet, les tests fournissent éventuellement des indications sur le caractère, mais en aucun cas sur les aptitudes. Or, ce qui intéresse en premier chef un utilisateur au moment du choix, c'est de savoir si le chiot possède certaines aptitudes (dans ce cas l'instinct berger) Les tests ne sont ici d'aucune utilité.En l'état actuel des connaissances scientifiques sur le sujet (ou plutôt l'absence de connaissances scientifiques) la plus forte garantie d'aptitudes reste l'origine ...
Quand vous êtes devant la portée (sans la mère), ne retenez pas :
Pour l'évaluation du caractère, contentez-vous d'observer.
Si vous êtes néophyte et qu'il s'agit de votre premier chien, essayez de choisir parmi les chiots qui ont un comportement dans la moyenne par rapport à l'ensemble de la portée.
Éliminez les extrêmes et ne retenez par exemple, ni celui qui reste obstinément au fond du chenil ni celui qui, lorsqu'on ouvre la porte sort et passe à côté sans se soucier de vous malgré vos appels. Ces types de chiens ne sont pas forcément mauvais, mais il arrive qu'ils nécessitent plus de doigté lors du dressage.
N'hésitez pas à vous mettre à la hauteur des chiots, baissez-vous ou accroupissez-vous. Dans cette optique celui qui vient vers vous, joyeux, sans appréhension lorsque vous tapotez dans vos mains, doit retenir votre attention.S'il manifeste une certaine curiosité aux mouvements des doigts que vous faites au ras du sol ou aux brins de paille que vous dispersez (toujours à sa hauteur mais jamais dans sa direction), vous disposez d'une indication supplémentaire sur son éveil et son intérêt pour ce qui est susceptible de bouger autour de lui.
>Toutefois le plus important reste que le chien vous plaise. Dites-vous que certains chiens conviennent à certaines personnalités et pas à d'autres. Alors, à la limite, oubliez tous les conseils et revenez à l'affectif : votre chien ne sera pas qu'un outil de travail, il sera également un compagnon, choisi pour dix ans de vie commune.